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 Les fossiles momifiès de l'Ardéche!

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Alexis

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Localisation : argenteuil(95)
Date d'inscription : 11/03/2005

MessageSujet: Les fossiles momifiès de l'Ardéche!   Mer 24 Aoû à 10:16

LES FOSSILES MOMIFIES DE L’ARDECHE

Ce n’est ni au Muséum d’histoire naturelle de Paris, ni au British Museum de Londres que se trouvent les fossiles les plus remarquables du monde, mais à La Voulte-sur-Rhône (Ardèche), dans un petit musée créé de toutes pièces par un amateur passionné

Ouvert récemment au public, le musée présente plus de mille fossiles illustrant l’évolution de la faune et de la flore au cours des différentes ères géologiques. Ils ont été choisis parmi les huit mille que possède Bernard Riou et sélectionnés pour leur beauté et leur rareté. Parmi eux, des fossiles momifiés uniques au monde, mis au jour en Ardèche, que le Muséum national d’histoire naturelle de Paris lui envie.
L’actuelle région du Vivarais fut autrefois le siège de deux événements majeurs.Il y a 155 millions d’années, au Jurassique moyen (ère secondaire), La Voulte fut inondé par une mer tropicale et, il y a 8,5 millions d’années, au Miocène (ère tertiaire), le massif du Coiron fut le siège d’un volcanisme intense.
La fosse marine, de 200 à 300 mètres de profondeur, fonctionna comme un piège naturel pour les animaux vivant sur le fond : une fois morts, ils se fossilisèrent dans les sédiments. Mais pas à l’état de squelettes, comme c’est la coutume chez les fossiles : sous la forme de momies en pierre, ce qui est exceptionnel car les conditions nécessaires à la fossilisation des parties molles sont rarement réunies.La momification implique, en effet, que l’animal mort ait été enseveli en milieu anaérobie, en l’occurrence dans un milieu marin très calme, sans échange d’oxygène avec la surface, et où la sédimentation s’effectue assez vite pour que le cadavre soit rapidement recouvert. Ce milieu anaérobie a aussi pu être engendré par le phénomène des « eaux rouges », c'est-à-dire par la prolifération brutale de micro-organismes dont la putréfaction consomme tout l’oxygène disponible dans le milieu.
Dans le massif du Coiron, les animaux qui s’enlisèrent dans les lacs volcaniques furent ensuite ensevelis sous des milliards de diatomées. Ces algues microscopiques, en s’accumulant en couches extrêmement fines, ont, petit à petit, formé une roche, la diatomite, véritable châsse enfermant les cadavres.
Le résultat est extraordinaire : les momies de Coiron sont en chair et en os, avec toutes leurs parties molles parfaitement conservées, comme s’ils étaient morts la veilles (ou presque).
De pierre ou de chair, les momies ardéchoises constituent une vraie « mine d’or », qui a soulevé l’intérêt de la communauté scientifique internationale. Elles sont donc désormais, tout comme les fossiles obtenues par échange avec des paléontologues du monde entier, à l’abri dans le musée de La Voulte-sur-Rhône (Musée de Paléontologie, 4 quai Anatole-France, 07800 La Voulte-sur-Rhône)
Où Bernard Riou fait office à la fois de conservateur, de guide et de gardien.
Suivons donc le guide ! En guise d’introduction, un diorama en trois langues (français, anglais, allemand) retrace l’évolution de la vie sur Terre. Puis on pénètre dans la caverne d’Ali Baba où, sur deux étages, s’alignent les fossiles. Parmi les pièces découvertes à La Voulte, la plus remarquable est un poulpe de pierre qui, avec ses 155 millions d’années, est désormais le plus vieux du monde ; le précédent record était détenu par un poulpe libanais vieux de 80 millions d’années (Crétacé supérieur). La découverte de cette pieuvre en 1982, qui repousse donc de 75 millions d’années la date d’apparition des Octopodes, fut un événement scientifique international, objet de nombreuses publications, notamment à l’académie des sciences.
Ce mollusque antédiluvien présente à l’arrière du corps deux nageoires bien développées qui le distinguent des autres poulpes fossiles plus récents (du genre Palaeoctopus), chez qui ces nageoires sont rudimentaires, et des poulpes actuels (du genre Octopus), chez qui elles sont totalement absentes. L’entonnoir -qui permet à l’animal de se propulser dans l’eau- est aussi particulièrement développé. Bref, cet ancêtre est plus proche des calamars de nos côtes que des poulpes actuels, et on peut penser qu’il y a 230 ou 240 millions d’années existait un ancêtre commun à ces deux groupes d’animaux marins.
La formation de La Voulte a aussi livré des crustacés de 50 cm de longueur, sortes de puces géantes, pour lesquels on a créé la classe des Conchyliaridés ; jusqu’à présent, on n’avait trouvé que des fragments de carapaces, découverts déjà à La Voulte et dans des formations calcaires en Bavière. Ces animaux sont si bien conservés qu’on a pu observer la structure de leurs yeux au microscope électronique à balayage. Les autres fossiles découverts sont des crevettes rarissimes, des crinoïdes inconnus jusqu’alors, des calamars, des langoustes, des homards, des étoiles de mer et des requins.
Parmi les spécimens les plus spectaculaires mis au jour Coiron se trouve une femelle d’hipparion (un des ancêtres du cheval), de 1,10m de hauteur au garrot et long de 1,50 m, dont le dégagement a requis près de milli cinq cents heures de travail. L’état de conservation de cette jument permet même d’identifier un fœtus dans son ventre. D’autres mammifères ont également été dégagés : rat sauteur, lapin et, surtout, deux superbes Microstonys major (ancêtre des sangliers, des phacochères et des porcs), mesurant 1,70m de longueur et 1,30 m de hauteur. Bernard Riou a aussi trouvé des poissons, dont un barbeau mort d’avoir voulu avaler un poisson-chat, des batraciens, des reptiles (tortues, serpents) et un oiseau de la famille des pigeons.
Dans le midi, le bestiaire aurait été incomplet sans une cigale. Celle du Coiron, d’espèce inconnue, est la plus vieille cigale rouge du monde, l’unique représentant de cette famille connu jusqu’ici étant daté de 2 millions d’années. A cause de son gigantisme, elle a été baptisée Tibicina gigantea. Quand à la flore, elle était constituée de châtaigniers, chênes, tilleuls, vignes, ginkgos, etc., comme en témoignant les nombreuses feuilles « récoltées » au Coiron.
Ces momies et l’ADN qu’elles contiennent devraient aider les scientifiques à caler « l’horloge biologique » qui rythme l’évolution des espèces et à établir des arbres généalogiques végétaux et animaux plus conformes à la réalité.

Article tiré du magazine Science&vie de novembre 1992

Je dois vous présentez un des fossiles les plus célèbres du musée une pieuvre vieille de 155 millions d’années !
Sur ce poulpe devenu pierre avec le temps, les chercheurs se sont longtemps cassé les dents. Très différent des autres poulpes fossiles connus jusqu’alors, il a fallu créer pour lui un genre nouveau : Proteroctopus.

http://img385.imageshack.us/my.php?image=pieuvre9ty.jpg

Pour voir d’autres exemples de ces fossiles je vous conseille de visiter ce site :
www.musee-fossiles.com
(Si vous n’arrivez pas y aller appuyer sur le touche Ctrl et cliquez en même temps sur le lien)


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